Le développement durable et l’économie circulaire, moteurs d’un développement respectueux de l’Homme et de son environnement.

Le développement durable

 

En 1987, la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le rapport Brundtland définissait le développement durable comme suit :

« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion :

  • Le concept de « besoins», et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité.
  • l’idée des limitations que l’état de nos techniqueset de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

 

Face à la crise écologique et sociale mondiale (changement climatique, raréfaction des ressources naturellespénuries d’eau douce, rapprochement du pic pétrolier, écarts entre pays développés et pays en développementsécurité alimentairedéforestation et perte drastique de biodiversité, croissance de la population mondialecatastrophes naturelles et industrielles), le développement durable est une réponse de tous les acteurs (États, organismes intermédiaires et financiers, société civile…) sociaux, économique et culturels du développement.

Il s’agit en s’appuyant sur de nouvelles valeurs universelles (responsabilité, participation écologique et partage, principe de précaution, débat…) d’affirmer une double approche :

Le développement durable est un mode de développement qui a pour but de produire des richesses tout en veillant à réduire les inégalités, mais sans dégrader l’environnement.

L’une des solutions pour la mise en place du développement durable consisterait à changer de modèle économique, en passant d’une économie linéaire (extraction de matières premières, production de biens, consommation, et production de déchets) à une économie circulaire.

 

L’économie circulaire

 

Définition et apparition de L’économie circulaire

L’économie circulaire fait partie intégrante de la notion de développement durable. Elle fait son apparition dans la formalisation de la théorie du berceau au berceau « Brognart et McDonough 2002 ». La première publication Française sur le sujet date de 2009, par le géographe Jean Claude Levy. Avec l’économie circulaire, on veut changer de mode de penser. On cherche à passer d’une économie de production, en dehors des réalités de notre écosystème, générateur de déchets et de pollutions, à une production et une consommation en accords avec la nature, soucieuse de notre écosystème et du bien – être de l’humanité.

La notion primordiale qu’il faut comprendre lorsque l’on parle d’économie circulaire, c’est la notion de cycle de vie du produit. En ce sens, la définition de l’agence de l’environnement de la maîtrise de l’énergie est très complète. « L’économie circulaire peut se définir comme un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades de cycle de vie du produit, vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en augmentant le bien être des individus »

 

Qu’est-ce que l’économie circulaire

 

L’économie circulaire s’inspire de la nature, en effet dans la nature il n’y a pas de déchets, pas de perte, tout est recyclé.  L’écosystème de notre planète fait en sorte que tout ce qui existe est réemployé afin de ne générer aucun gaspillage.  Exemple : une herbe sera consommée par un insecte, qui sera consommé par un oiseau, et après la mort de l’oiseau lors de sa décomposition des micro nutriments viendrons nourrir les sols et de nouveau de l’herbe poussera. C’est ce que l’on appelle un écosystème.

Cette notion peut ainsi rappeler la maxime d’Antoine LAVOISIER, chimiste, philosophe et économiste français du 18ème siècle « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (cette dernière est par ailleurs une paraphrase du philosophe grec présocratique Anaxagore : « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau »).

Ainsi, l’économie circulaire cherche donc à mieux produire, mieux consommer, mieux recycler en cherchant à imiter la nature et à réemployer la majorité des éléments servant à la conception de nos produits.

 

Les 7 piliers de l’économie circulaire

 

L’économie circulaire s’articule autour de sept piliers :

  • L’éco-conception : consiste à faire en sorte en amont de sa conception que le produit soit réparable et réutilisable. Pour ce faire il faut faciliter le désassemblage de celui-ci et limiter sa toxicité.
  • L’économie de la fonctionnalité : consiste à optimiser l’utilisation des produits. Pour ce faire on ne s’attache plus au produit mais au service. Ainsi on ne paie plus le produit mais le temps d’utilisation de celui-ci. (autolib, velib) on passe d’une économie de consommation à une économie du service.
  • L’économie circulaire c’est aussi privilégier les matières premières recyclables et renouvelables, afin de mettre en place un approvisionnement durable.
  • L’économie circulaire c’est l’effort de tous, afin de diminuer l’impact de notre pollution. Elle préconise de mettre en relation producteurs, consommateurs, acteurs du recyclage d’une même région. C’est ce que l’on appelle l’écologie industrielle et territoriale.

 

  • L’optimisation du recyclage consiste à réduire au maximum l’impact de notre consommation, afin de diminuer nos déchets. On cherche à réduire le gaspillage des matières biologiques en ne consommant que ce qui nous est utile, et avec l’utilisation de systèmes de compostages. Le composte sera ainsi réutilisé par l’agriculture.

 

  • La consommation responsable consiste à favoriser des produits écologiques (produits ayant des labels écologiques).

 

  • L’allongement de la durée des produits par la lutte contre l’obsolescence.

 

Exemple de projet de l’économie circulaire

 

Si l’on prend l’exemple de la voiture électrique :

  • L’éco-conception consisterait à faire en sorte qu’en amont chaque élément de la voiture puisse être réutilisé, réemployé ou recyclé (utilisation de polymères recyclables pour la carrosserie)
  • L’économie de la fonctionnalité : le producteur auto ne vendrait plus le véhicule, mais louerai le temps alloué à son utilisation
  • Les produits auraient une durée de vie plus longue car le producteur restant propriétaire de l’automobile aura tout intérêt à conserver ses produits le plus longtemps en bonne état.

L’économie circulaire semble en effet avoir de nombreux avantages, mais force est de constater que ce nouveau modèle économique peine réellement à se mettre en place dans nos économies modernes.

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