L’économie linéaire un mode de production à bout de souffle ?

 

 L’origine de l’économie linéaire

 

Notre économie moderne repose sur le modèle que l’on appelle l’économie linéaire. Elle consiste à extraire les matières premières, puis à créer des produits finis que les consommateurs achètent et consomment pour finalement les jeter à la poubelle en fin de vie.

C’est avec la révolution industrielle du XIXème siècle porteuse de progrès indéniables, (l’automobile, le ferroviaire, la révolution agricole, la santé), que l’homme est passé d’une économie agraire et artisanale, à une société commerciale et industrielle. Cette révolution liée aux progrès techniques a permis la maitrise du charbon, mais surtout celle du pétrole qui est aujourd’hui dans la composition d’une grande partie de nos produits, (produits pétrochimiques comme le plastique, les carburants etc..).  Il s’agit d’une évolution technique majeure sur laquelle repose jusqu’à aujourd’hui notre manière de produire :

Le travail à la chaine inventé par Taylor et mis en place par Ford dans ses usines lors de la production de la Ford T. Cette technique a subi de nombreuses améliorations et  a donné par-là suite le toyotisme aussi appelé le Lean management ou Kaizen qui consiste à produire avec le moins de gaspillage que possible.

 

Le rapport de l’homme à la nature

 

C’est durant cette période que l’homme s’est émancipé de la nature pensant l’avoir dominé.  Cependant force est de constater que notre manière de produire et de consommer est génératrice de nombreux problèmes et dysfonctionnements.

En effet ce modèle tend à épuiser les réserves de matières premières, et est producteur de ce que l’on appelle des externalités. Une externalité  est la production d’effets externes sans contrepartie monétaire à autrui. Malheureusement le plus souvent ces externalités sont négatives : production de déchets non recyclables, épuisement des matières premières, pollution pour ne citer que les plus visibles. Ceci s’explique par le fait que les entreprises lors de la conception de leurs produits ne prennent pas en compte ces problèmes. Pire avec l’apparition de l’obsolescence programmée suite à la crise de 1929, elles ont poussé les consommateurs à consommer toujours plus en limitant la durée de vie des produits. Cela a eu pour conséquence d’amplifier les problèmes inhérents à ce modèle.

Aujourd’hui, le développement des pays pauvres ainsi que l’augmentation de la démographie dans le monde risquent de finir de mettre à mal notre système économique.

Il nous est donc impératif de produire autrement car nous savons que nous avons épuisé en deux cents ans la majorité de nos ressources et que nous sommes responsables de nombreuses pollutions qui ont un impact direct sur notre santé mais aussi sur notre écosystème.

Il a été calculé qu’il nous faudrait deux à trois planètes Terre si nous voulions continuer à produire et consommer comme nous le faisons aujourd’hui en gaspillant.

En effet nous savons :

  • Que 31% de notre production est jetée car elle ne répond pas aux calibrages des consommateurs (taille et forme des fruits)
  • Nous achetons des produits qui sont sous exploités (on utilise la voiture que 8% de notre temps, une perceuse est utilisée que 12 minutes en moyenne dans sa vie)
  • Nous produisons de plus en plus de déchets
  • La démographie de la planète augmente. Nous allons passer de 7 milliards d’habitants à 9 milliards d’ici à 2050

Afin de remédier aux problèmes de gestion des déchets ainsi que l’épuisement des matières premières, une autre manière de penser le monde a fait son apparition : le développement durable. Celui-ci est  plus respectueux de l’environnement et plus en accord avec la nature que le modèle économique actuel. Dès lors il serait bon de se demander pourquoi la transition vers le développement durable prend-elle du temps à s’opérer ?

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